TENIR DIXMUDE

De IJzer, onze laatste hoop, Nach Calais, The battle of the Yser

EXPOSITION SUR LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE « LES 100 ANS DE LA BATAILLE DE L’YSER »
 
En octobre 1914, les combats autour de Dixmude ont modifié le cours de la Première Guerre Mondiale. C’est était fini de la guerre de mouvement, le front était totalement bloqué. Cette exposition esquisse parfaitement le préambule de la Bataille de l’Yser, les circonstances de la bataille et les conséquences pour la suite de la guerre.
 
Du 10 octobre 2014 au 11 novembre 2018.

Hiver 1914-1915 TENIR DERRIERE L’YZER

L’armée Belge très affaiblie se retranche derrière le fleuve. Sans les  ressources du pays occupé, elle doit se tourner vers ses alliés pour assurer un approvisionnement précaire. Pendant ces quelques mois, les hommes restent équipés de leurs anciens uniformes et de fonds de dépôts, souvent obsolètes. Pourtant dès septembre s’organisa la confection de nouveaux effets comme casquettes et manteaux de fabrication simplifiée, notamment à Anvers par le Magasin Central d’Habillement lors de la retraite. Ces curieux mélanges apparaissent fréquemment dans les documents photographiques de cette époque éphémère.

Printemps 1915 - ADOPTION DE LA NOUVELLE TENUE KHAKI

La distribution, en prévision de l’été, d’un nouvel uniforme en toile de coton khaki, d’une casquette, analogue au modèle Britannique, mais portant la cocarde aux couleurs nationales et du ceinturon cartouchière du type ‘Gomez’ de fabrication Argentine étonne ‘l’ancien du front’. Celui-ci est toujours équipé de la tenue transitoire avec le képi de l’Yser, la petite veste raz-de-cul bleue et l’équipement de fabrication Française mais adapté au combattant Belge.

Hiver 1915-1916 - POSTE DE SECOURS DE SECONDE LIGNE AU LETTENBURG

Remontant de la cave du corps de ferme transformée en lieu de premiers soins, un ecclésiastique faisant fonction de brancardier, emmène un blessé vers les hôpitaux de l’arrière.

Automne 1916 - POSTE DE TELEPHONIE EN ABRI

L’observation et la communication sont devenues primordiales dans cette guerre de position. Dès qu’il peut quitter son casque, le soldat se coiffe du nouveau bonnet de police à floche, très particulier à la nouvelle silhouette du ‘Jass’*, remplaçant avantageusement la large et encombrante casquette toute avachie par la vie au front.

*Surnom attribué au combattant belge, l’équivalent du ‘poilu’ ou du ‘tommie’.

Hiver 1916-1917 - POSITION DE PREMIERE LIGNE

S’étant crée une chaîne de petits abris de briques, flanqués tout au long du talus de la voie ferrée reliant Dixmude à Nieuport, les troupes s’adaptent aux sévères conditions climatiques. Protégés artificiellement de l’inondation de la plaine par cette frêle élévation du terrain, une observation constante et vigilante est primordiale. Le guetteur, équipé d’un casque et d’un plastron d’acier du type ‘Farina’ (cinquante exemplaires achetés à l’armée Italienne sur sept cents fabriqués), surveille la ligne de front où, à tout instant, l’ennemi peut tenter une incursion, un coup de main sur un des quelques ilots ou avant-postes, en profitant du gel des eaux.